TAPIS ROUGE, Le dîner des puissants
Le Dîner des puissants avec Armand Behar, Ann Guillaume et Claire Malrieux, convoque 4 voix d'historiens et invite Olivier Marboeuf
Les vendredi 17, samedi 18, jeudi 23 et vendredi 24 Mai 2013 de 14h/22h, commémorations à 19h.
dossier de presse

http://ledinerdespuissantsmodele.wordpress.com

Des histoires et des commémorations
«Tapis Rouge» est une esquisse historique apocryphe du développement de l'histoire telle que l'histoire n'a pas été, et telle qu'elle aurait pu etre.
Par l'invention de nouvelles commémorations, le Diner des Puissants expose à Glassbox un programme qui permet d'explorer des paradigmes
différents en inventant une histoire alternative. L'écriture de cette histoire alternative participe d'un nouveau récit qui se base sur l'histoire.
Cette mise sur pied d'éstale de faits inconsidérés par l'histoire est un procédé questionnant la subjectivité dans l'interprétation du fait historique
pas ceux qui écrivent l'histoire. En exploitent ces nouvelles perspectives Le Diner des Puissants utilise l'histoire et son récit comme matière
brut, la re-modèlant, la réinventant à l'infini.
Par une suite logique de causes et de conséquences, les commémorations mettent en avant un moment, un fait en haut de la liste
des grands faits Historiques. Nous souhaitons commémorer les absences ou les absents de l'Histoire, proposer à des Historiens
de faire événements autour de faits qui n'ont pas de re- présentation dans la société, qui ne sont pas inscrits dans l'imaginaire collectif.
Ces «histoires d'historiens» seront des histoires d'à coté, des détails, des anecdotes, des histoires qui en générales ne s'écrivent
pas, mais se racontent. Ces «histoires d'historiens» sont au coeur de notre exposition et nous permettent d'organiser
sur une semaine une programmation de plusieurs événements commémoratifs.

 

 

Le Vendredi 17 Mai, Girolamo Ramunni, historien des techniques et professeur au Musée des Arts et Métiers, raconte
l'histoire de L'invention de la dynamo. Zenobe Gramme est connu pour avoir inventé la dynamo, mais il n'est en aucun
cas l'inventeur. Il fut seulement l'outil qui contribua à médiatiser l'invention.

Le Samedi 18 Mai, David Beytelmann. Historien et philosophe. Via la révolution des ouvrières travaillant dans des usines
de porcelaine à Limoges, il raconte comment le matériau garde la mémoire des faits.

Le Mercredi 22 Mai, Olivier Marboeuf. Auteur, critique, performer, commissaire indépendant et directeur de l'Espace Khiasma depuis 2004.
"Joseph ou l'histoire de l'Occident racontée à un balle crevée". Fable documentaire
(durée : 40 minutes environ)

"Joseph ou l'histoire de l'Occident racontée à un balle crevé" est une variation à partir d'un épisode de la performance
"Deuxième Vie" Joseph est un représentant de commerce perdu avec douze de ses collègues aux confins d'une banlieue
improbable. Alors qu'il se perd lentement dans la nuit d'une forêt de troënes, il va découvrir le pouvoir magique
d'une encyclopédie en quatre volumes, "L'histoire de la Guadeloupe". S'en suivra une reconsidération totale
de ce qu'il croyait savoir, une nouvelle lecture de l'histoire de son Allemagne natale et de toute la géographie
de l'Occident, gigantesque continent à la dérive. Olivier Marboeuf poursuit ici son art du récit pour ouvrir
les chemins mystérieux d'une histoire en devenir.

Le jeudi 23 Mai, Benjamin Ravier, historien des techniques, raconte l'histoire du livre Le théâtre des machines, manuel illustrant
des inventions techniques et séparant définitivement les amateurs des scientifiques - ingénieurs.

Le Vendredi 24 Mai, Estelle Nabeyrat, historienne de l'art et commissaire d'exposition, commente une vidéo de Markus Schinwald, Crusade Children.


 

 

 

LE DÎNER DES PUISSANTS
Armand Behar, Ann Guillaume, Claire Malrieux

Les formes que nous produisons renvoient à une histoire. Une histoire à déchiffrer, que le spectateur est amené à décrypter et à activer.
Nos histoires ont en commun de renvoyer à un monde disparu, en voix de disparition ou d'apparition, entre passé et futur. Les objets
et images que nous fabriquons sont sous influences. Ils ne peuvent etre arrachés au réseau de formes et à l'histoire à laquelle ils
appartiennent. Ce sont les fragments d'un processus qui les dépassent et la manifestation d'un temps qui passe. Ils sont des
défis lancés à l'idée même d'autonomie plastique de l'oeuvre d'art et sont les témoins visibles d'un espace plus large;
Ce sont des embrayeurs. Entre ces formes, il existe un imaginaire. Dans nos histoires, qu'elles soient réelles ou fictionnelles,
il y a des territoires, des paysages, des villes, des cultures, des usages, des experts, des pratiques et des coutumes.
Il y a des signes qui forment des mondes. Dans nos mondes la technique tient un rôle central, elle est acteur.
Pour nous l'outil n'est pas séparé du concept ; il appartient résolument à l'ordre symbolique à travers son expression formelle.
Il n'est pas hors du monde. Nos histoires se déploient dans le temps au-delà des standards spatio-temporels imposés
par l'exposition. Nos histoires produisent des objets qu'il faut enregistrer, ordonner, collectionner, stocker.
Alors se pose la question du comment donner à voir, à consulter, à compulser ce qui constitue nos réserves.
Nous réunissons sur notre site les avancées théoriques et formelles de nos échanges et avons
exposé en Octobre 2012 à la Cité internationale des arts de Paris.


http://annguillaume.fr
http://www.never-ending-object.com
http://clairemalrieux.blogspot.fr/