Armand Behar est né en France en 1963. (en)

Depuis le début des années 2000 Armand Behar se consacre à la réalisation d'une seule et même oeuvre :
Histoire d'une représentation. Chaque pièces réalisées : installations, vidéos, photographies, livres,...
fonctionnent comme un indice, et au fur à mesure des expositions le spectateur découvre un monde imaginaire.

Ce travail protéiforme interroge les conditions même de l'apparition de l'oeuvre dans le temps et dans l'espace
de l'exposition et pose ainsi la question de la construction d'un récit potentiellement infini. Comme beaucoup
d'artistes de sa génération Armand Behar mélange et détourne les techniques et matériaux de son époque.
Une approche mix-média qui convoque matériaux standards, images de synthèses, vidéo et dessins.

De 2000 à 2007, le volet I d’Histoire d’une représentation mettait en scène une structure, le Centre de transfert,
qui abritait une équipe de production d’œuvres d’art où l’acteur principal, un informaticien nommé Olivier Oswald,
se prenait pour un personnage en images de synthèse. Le Centre de transfert avait pour mission de communiquer
les recherches artistiques de l’équipe à travers la diffusion de manuscrits écrit par Armand Behar. Le public
a découvert Olivier Oswald et ses activités à travers : des cartes types Flyers distribuées, des performances
sur Internet et dans le cadre de festivals, des installations ou environnements dans des lieux d'expositions
et en librairie grâce à l'édition d'un livre.

Depuis 2008 Armand Behar travaille à la production du volet II d’Histoire d’une représentation, une extension
du volet I. 13 pièces ont ainsi été crées et exposées : installations, photographies, films. Dans ses expositions
les indices distillés ont pu permettre de découvrir que ce monde était constitué d'une presqu'île qui concentre
toutes les variétés de natures mais aussi une presqu'île où l'architecture est moderne et les lieux administratifs,
souvent souterrain, abritent une population qui se déplace en foule. Avec l'installation L'épopée bleue
on découvre que la presqu'île est une image et que la population doit s'entraîner au métier d'acteur pour
réussir leur intégration dans ce monde mental. Dans sa dernière réalisation Le journal d'un indigène
un habitant de ce monde évoque sa vie quotidienne dans la presqu'île où l'on découvre ses activités,
ses projets,
ses pensées.

Armand Behar crée des expériences esthétiques qui provoquent chez le visiteur un sentiment ambivalent
à l’égard de l’image, entre mise à distance et envie d’immersion ; créant ainsi une tension. Qu’ils s’agissent
de confronter l’illusion de l’image à la matérialité du support, de créer de l’invisible avec du visible,
de manipuler l’envers de l’image, de créer une grande mise en scène autour de son propre travail
ou de raconter l’histoire d’une société imaginaire peuplée d’imitateurs l’artiste espère à chaque fois
générer un doute chez le spectateur, interroger notre croyance en l’image. Questionner le rapport réel-fiction.

Le travail d’Armand Behar a été présenté dans de nombreuses expositions organisées dans des galeries,
centres d’arts ou festivals.

Armand Behar est diplômé d’école d’art (DNSEP) et enseignant à l’Ecole Nationale de Création
Industrielle/Les ateliers.


Ce projet est soutenu par la Galerie Patricia Dorfmann,