Uchronies, part. II : Changer le cours de l'histoire
"Telle qu'elle n'a pas été, telle qu'elle aurait pu être"

Exposition in-situ de la vidéo "A l'origine du monde des anonymes"

Avec : Jagna Ciuchta, Thomas Léon, Aline Morvan, Samir Mougas, NG, Michaël Sellam
Vernissage vendredi 25 septembre à 19h en présence des artistes
Suivi d'un mix de Vincent Epplay dès 22 h au bar Udo
4 bis, rue Neuve Popincourt, 75011 Paris




«Giovanni Papini, au début de ce siècle, préconisait d'ouvrir à l'université des chaires d'Ignorétique,
qui est la science de tout ce que nous ne savons pas. Si on avait suivi son conseil, l'étude
de l'Uchronie serait aujourd'hui plus avancée. Elle reste à faire. Le mot lui-même est peu usité.
Les spécialistes de la science-fiction l'emploient à l'occasion, les historiens guère, et s'il figurait
dans le Grand Larousse du XIXe siècle, les éditions actuelles l'ont écarté. Il a été forgé en 1876
par le philosophe français Charles Renouvier, sur le modèle de l'Utopie à laquelle, trois cent
soixante ans plus tôt, le Chancelier d'Angleterre Thomas More donna un nom promis à une
fortune plus grande. A l'Utopie – du grec "ou-topos" : qui n'est en aucun lieu – répond donc
l'Uchronie – "ou-chronos" : qui n'est en aucun temps. A un espace et, par suite, à une cité,
à des lois, à des mœurs n'existant que dans l'esprit de légistes ou d'urbanistes insatisfaits
se superpose un temps également régi par le caprice et, par suite, une histoire.
Le préfixe privatif, cependant, est source d'égarement et l'analogie entre les deux